vendredi 2 septembre 2011

Caramel

(Curieux texte, à thèse malgré moi, concernant une recherche concrète de l'absolu.) 
Comme l’a si brillamment deviné Confucius, le tout est plus que la somme de ses parties. Aujourd’hui, la preuve est faite, et de manière si concrète et constatable par tout le monde, que l’énoncé du vieux s’élève au rang de prophétie. En quelle matière, me demanderez-vous, se manifeste donc une telle abstraction? Il s’agit bien sûr… du caramel!

samedi 28 mai 2011

L'Impératrice

(L'Impératrice est un personnage récurrent de mes rêves, bien que je ne l'aie jamais rencontrée : elle est toujours absente, lointaine. Une fois j'escaladais la tour pour la rejoindre, une autre fois je gouvernais un parti d'une grande guerre qu'elle avait entièrement provoqué. Un seul rêve tournait vraiment autour d'elle : elle pleurait, absente bien sûr, et on cherchait ce qui pouvait la consoler : paix mondiale, sacrifices sanglants, effigies honorifiques, etc. C'est donc un personnage exclusivement factuel, et à l'image de l'absolu.)
 
Je ne te vois pas, absente sur ton trône de vent. Ta chair est d'or, mais tu rayonnes tant qu'on ne voit que du blanc. Si blanche ta peau, si blanche, que sa couleur est étrangère à nos yeux. Ta bouche est le Graal, et le sang qu'il contient goutte plus pur qu'une eau sans atome.

lundi 7 février 2011

De la mort et autres distractions

(délires à saveur douce sur un sujet dépassé)

La mort. Bla bla bla blablabla bla blaaa... (...[...]). Bon, next.

Les parenthèses dessinent un cul plein, parce qu'on en a plein le cul.

L'important avec la mort, ce n'est pas d'en croire ce qui nous semble le plus plausible, mais de trouver quelle croyance à son sujet serait la plus utile. Ensuite, il faut croire cette réponse à tout prix!

La relativité absolue et autres délires

(merveilleux texte relatant des conséquences de mon accrochage à l'absolu sur mon raisonnement)

       On m'a déjà dit, alors que je parlais de l'absolu, que j'étais hyper-relativiste ; je réponds que je ne suis pas hyper, mais absolument relativiste. Cette étiquette pourrait sembler absurde, et c'est pourquoi je veux la mettre au clair.

Fontaine

(texte écrit en été 2010, sur le rapport de l'absolu avec les arts)

            Je me suis rendu compte qu’il y avait un œuf en moi à l’âge de treize ans. Depuis ce jour de joyeuse hystérie, ma vie n’est plus qu’un chantier effréné en vue de l’éclosion miraculeuse.

            Ce jour-là, j’ai senti que la plus grande des joies était impossible à représenter spontanément. Pour parvenir à l’exprimer, une vie entière est nécessaire, vouée à explorer les finesses d’une seule chose, afin de créer une beauté suffisamment transcendante pour qu’une autre personne, pas forcément spécialisée dans cette chose, puisse vaguement percevoir ou deviner ce qu’elle recèle. N’existant plus que pour engendrer un tel objet, j’ai travaillé à construire des fontaines.

La neige

(texte de 2009 sur les merveilles de l'amour)

La neige qui tombe… Je hais Noël. Celle qui rend aveugle de toutes les autres premières neiges : celle du Nord, des montagnes,

Gélatine

(histoire d'une gentille prostituée et de son fils, vive l'amour alleluia etc, je mettrai peu être la suite ici un madné, sur la mère adoptive)

       Il était une fois, au flanc d’un grand bloc de briques rouges, une fenêtre bien ordinaire. Un vitrier venait tout juste de la créer, qu’elle fut installée dans la petite ouverture du douzième étage. Comme un nouveau-né jeté en ce monde, elle reçu le soin de chacun; les lierres, qui alors atteignaient tout juste le deuxième étage, montèrent jusqu’à elle pour la décorer de leurs feuilles, les rideaux l’abrièrent, et finalement Dieu lui fit don de vie.

dimanche 6 février 2011

Portrait du vide

(texte écrit en 2003 sur l'absolu, alors perçu positivement)

Je ne voyais pas les arbres à cause de la forêt; mais je ne voyais pas non plus la forêt, cachée derrière chaque feuille. Je me promenais donc ainsi, moi-même caché par ma balade. C’est dans ce monde invisible que je ne l’ai pas rencontrée : charmante, fragile, et feuille de fougère.

Gold Digger

(texte écrit en 2004 pour un cours d'anglais à l'école, en pentamètres iambiques, cela concerne mon obsession des charmants jeunes hommes, refoulée et combattue à l'époque, il faut bien que je suive la mire de mon blogue)

The trees are dancing at my eyes of rum,
My lofty moon of fears is being fed.
Beside this oak my gold should be buried ;
Where’s this treasure, waiting for me to come?

(digging)

Oh! no! again, a misunderstood trap,
Again, the foul promise a hook provides!

Les putes sont les soleils d’un jour de pluie

Variété écrite en hiver 2010 avec la structure usuelle des sermons du Père C. D. (prêtre) c.m.f.

       Les putes ne seraient pas des soleils sans leurs hanches à la crème. Malgré les chasses à chasseurs, les coussins déplumés et les maux invisibles, les putes sont les soleils d’un jour de pluie.

       Où sont-elles? Que cachez-vous là? Libérez-les! Nous tous contenons le potentiel de la pute, ne niez pas! Le soleil n’est pas que surface. Aujourd’hui, soyez tout ce que vous n’êtes pas, que votre peau soit à l’envers.

Ouverture

Merveilleux. Un autre blogue qui ouvre, comme s'il n'y en avait pas assez!